Saint Thomas d’Aquin - Somme Théologique

1a = Prima Pars = Première Partie

Question 69 : De l’œuvre du troisième jour

 

          Après avoir examiné l’œuvre du second jour, nous avons à nous occuper de l’œuvre du troisième. — A ce sujet nous avons deux questions à traiter. Nous devons parler : 1° Du rassemblement des eaux (Il y a des auteurs qui ont attribué la réunion des eaux au second jour. Le P. Petau, après avoir rapporté les raisons qui sont en faveur de ce sentiment, le considère comme probable (De opere sex dier., liv. 1, chap. 13).) ; — 2° De la production des plantes (Dans cet article saint Thomas commente d’après les Pères ces paroles de l’Ecriture (Gen., 1, 12) : La terre produisit donc de l’herbe verte.).

 

Article 1 : Est-il convenable de placer le rassemblement des eaux au troisième jour ?

 

          Objection N°1. Il semble que le rassemblement des eaux n’ait pas dû se faire au troisième jour. Car quand il s’est agi des choses qui ont été produites au premier et au second jour, l’écrivain sacré s’est servi du verbe faire. Ainsi, par exemple : Dieu dit : que la lumière soit faite ; que le firmament soit fait. Or, le troisième jour est analogue aux deux premiers. Donc l’œuvre qui s’est faite dans ce jour-là aurait dû être exprimée aussi par le verbe faire et non par le verbe rassembler.

          Réponse à l’objection N°1 : D’après saint Augustin l’Ecriture (Sup. Gen., liv. 3, chap. 20, liv. 2, chap. 7 et 8), pour exprimer l’œuvre du troisième jour, n’a pas employé le mot faire comme pour les œuvres des jours précédents, pour montrer que les formes supérieures, c’est-à-dire celles des anges et des corps célestes, sont des êtres parfaits et stables, tandis que les formes des êtres inférieurs sont imparfaites et changeantes. C’est pour cela qu’en désignant les formes que revêtent les corps inférieurs, l’Ecriture a employé le mot rassembler, le mot apparaître. Car l’eau est fluide et la terre est ferme. D’après les autres Pères, il faut répondre que l’œuvre du troisième jour n’est parfaite que sous le rapport du mouvement local. C’est pourquoi l’écrivain sacré n’a pas dû se servir du verbe faire.

 

          Objection N°2. La terre était d’abord couverte d’eaux de toutes parts ; car c’est pour ce motif qu’il est dit qu’elle était invisible. Il n’y avait donc pas de lieu sur la terre où les eaux pussent être rassemblées.

          Réponse à l’objection N°2 : Dans le sentiment de saint Augustin, la réponse est évidente. Car on n’est pas obligé de dire que les eaux ont d’abord couvert la face de la terre et qu’elles ont été ensuite réunies dans un lieu, puisqu’il ne s’est pas écoulé de temps entre ces deux phénomènes. Si l’on suit l’opinion des autres Pères d’après saint Augustin lui-même (Sup. Gen. ad litt., liv. 1, chap. 12), on peut faire à cette objection trois réponses. 1° On peut dire que les eaux se sont élevées à une plus grande hauteur là où elles se sont rassemblées ; car la mer est plus élevée que la terre, comme on l’a prouvé par une expérience faite dans la mer Rouge, selon ce que dit saint Basile (Hom. 4). 2° On peut dire que l’eau qui couvrait la terre était plus rare, qu’elle ressemblait à une nuée et qu’en se rassemblant elle s’est condensée. 3° Enfin on peut dire encore qu’il y avait dans la terre des concavités où les eaux ont pu se rendre. La première de ces réponses est la plus probable (On sera peut-être étonné que saint Thomas considère la première de ces raisons, qui est celle de saint Basile, comme la plus probable. Mais cet étonnement cesse quand on observe que la plupart des anciens ont été du même sentiment. C’était celui de Cicéron (De naturâ Deorum, liv. 2). Saint Ambroise et la plupart des Pères l’ont adopté, et ils ont eu très peu de contradicteurs.).

 

          Objection N°3. Les choses qui ne sont pas continues n’occupent pas qu’un seul lieu. Or, toutes les eaux ne sont pas continues les unes par rapport aux autres. Elles n’ont donc pas toutes été rassemblées dans un même lieu.

          Réponse à l’objection N°3 : Toutes les eaux se rendent au même terme, elles vont toutes à la mer et elles y arrivent soit par les fleuves que l’on voit, soit par des courants qu’on n’aperçoit pas. C’est pourquoi on dit que les eaux ont été réunies au même lieu. Ensuite on n’est pas obligé de prendre cette expression au même lieu dans un sens absolu. On ne l’entend que relativement à la terre sèche, et ces paroles que les eaux soient réunies dans un même lieu signifient alors qu’elles soient séparées de la terre sèche. Car pour indiquer que les eaux se sont réunies en plusieurs endroits, l’Ecriture ajoute que Dieu donna aux rassemblements des eaux le nom de mers.

 

          Objection N°4. Le rassemblement est l’effet d’un mouvement local. Or, les eaux paraissent couler naturellement et courir vers la mer. Il n’a donc pas été nécessaire que Dieu leur donnât l’ordre de se rassembler.

          Réponse à l’objection N°4 : C’est l’ordre de Dieu qui imprime aux corps leurs mouvements naturels ; c’est pourquoi l’on dit que par ces mouvements ils obéissent à sa parole. — Ou bien on peut répondre qu’il serait naturel que l’eau couvrit la terre de toutes parts, comme l’air couvre l’eau et la terre, mais dans l’intérêt général de la création, dans celui des animaux et des plantes particulièrement, il a fallu que sur la terre il y eût des endroits qui ne fussent pas couverts d’eaux. Il y a des philosophes qui attribuent ce phénomène à l’action du soleil qui dessèche la terre en faisant s’élever les vapeurs. Mais l’Ecriture sainte l’attribue à la puissance divine non seulement dans la Genèse, mais dans Job où Dieu dit : C’est moi qui ai donné à la mer ses limites (Job, 38, 10), et dans Jérémie où nous lisons (5, 22) : Me craindrez-vous donc, dit le Seigneur, moi qui ai donné le sable pour limite à la mer ?

 

          Objection N°5. La terre est nommée dès le commencement de la création, puisqu’il est dit : Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. C’est donc à tort qu’il est dit que ce fut au troisième jour que la terre reçut son nom.

          Réponse à l’objection N°5 : D’après saint Augustin (Sup. Gen., liv. 2, chap. 2, et liv. 1, chap. 13), par la terre dont il est parlé au début du récit de la Genèse, on doit entendre la matière première, mais qu’au troisième jour il s’agit de l’élément lui-même de la terre. — Ou bien on peut dire avec saint Basile que la terre a été en premier lieu nommée d’après sa nature, mais qu’ensuite elle a reçu une autre dénomination d’après sa propriété principale qui est la sécheresse. C’est pourquoi il est dit qu’il donna le nom de terre à l’aride. — On peut encore répondre, d’après Rabbi Moïse, que quand l’Ecriture emploie le verbe il appela (vocavit), c’est toujours pour indiquer l’équivocité du mot. Ainsi l’écrivain sacré a dit auparavant : il appela la lumière jour, parce que le mot jour désigne un espace de vingt-quatre heures, et que c’est dans ce sens qu’il est dit : Du soir et du matin fut fait le premier jour. On en doit dire autant du firmament, c’est-à-dire de l’air qu’il appela ciel, parce que le nom de ciel avait déjà été donné à ce qui fut créé dès le commencement. De même il est dit que l’aride, c’est-à-dire la partie de la terre qui n’est pas couverte d’eaux a été appelée terre pour la distinguer de la mer, bien que sous le nom général de terre on comprenne ce qui est couvert d’eaux et ce qui ne l’est pas. On voit par là que toutes les fois qu’il est dit que Dieu a donné un nom, il a communiqué à la créature une nature ou une propriété en rapport avec le nom qu’il lui a donné.

 

          Mais l’autorité de l’Ecriture est là pour établir le contraire et nous n’avons pas besoin d’autre preuve.

 

          Conclusion Pour suivre l’ordre de la nature il était convenable qu’après la formation de l’eau qui se fit au second jour, la terre fût formée et distinguée au troisième, et qu’à cet effet les eaux qui étaient sous le ciel fussent réunies dans un même lieu et que l’on vit l’aride.

          Il faut répondre que sur ce point l’opinion de saint Augustin diffère encore de celle des autres Pères. Car dans toutes ces œuvres saint Augustin (Sup. Gen. ad litt., liv. 1, chap. 15, et liv. 4, chap. 22 et 34) n’admet pas un ordre de temps ou de durée, mais seulement un ordre d’origine ou de nature (C’est-à-dire saint Augustin n’admet pas entre les créatures d’autre priorité que la priorité de noblesse, et c’est ce qu’il appelle l’ordre d’origine ou de nature, Ainsi les anges sont avant les corps, et parmi les corps, les cieux avant la terre.). Car il dit que la nature spirituelle fut d’abord créée à l’état informe, et que la nature matérielle fut absolument sans forme. Il prétend que c’est cette dernière que l’écrivain sacré a désignée sous le nom de terre et d’eau. Il suppose que cette informité des créatures a précédé leur formation, non temporellement, mais originellement, et il prétend qu’une formation n’en a pas précédé une autre dans l’ordre de la durée, mais uniquement dans l’ordre de la nature. Ainsi dans son système il a fallu que la créature la plus élevée, c’est-à-dire la créature spirituelle, fût d’abord formée et c’est pourquoi la Genèse dit que la lumière fut faite au premier jour. Or, comme la nature spirituelle l’emporte sur la nature matérielle, de même les corps supérieurs l’emportent sur les inférieurs. De là nous voyons que les corps supérieurs ont été faits en second lieu, comme l’indiquent ces paroles : que le firmament soit fait. Car par ces mots l’illustre docteur entend que la forme des corps célestes a été alors imprimée à la matière informe qui était non temporellement, mais originellement préexistante. Enfin en troisième lieu la matière informe qui préexistait non temporellement, mais originellement, a reçu les formes élémentaires qui constituent les corps inférieurs. C’est ce que ces paroles indiquent : que les eaux soient rassemblées et que l’aride paraisse. Saint Augustin entend par là que la matière corporelle a reçu la forme substantielle de l’eau qui lui a communiqué ce mouvement et qu’elle a reçu en même temps la forme substantielle de la terre qui lui donne l’aspect qu’elle a aujourd’hui. — D’après les autres Pères il y a eu entre les différentes œuvres de la création un intervalle de temps. Ainsi ils supposent que l’informité de la matière a précédé temporellement sa formation et qu’une formation a été aussi antérieure temporellement à une autre. Mais par l’informité de la matière ils n’entendent pas l’absence complète de toute forme, parce que le ciel, l’eau et la terre existaient déjà, et que par ces trois mots l’Ecriture, dans leur opinion, désigne des choses qui tombent évidemment sous les sens. Mais par l’informité de la matière ils entendent l’absence de la forme qui donne aux êtres la distinction qui leur convient et qui rend leur beauté parfaite. Par rapport à ces trois choses, l’Ecriture, disent-ils, a établi trois informités. Ainsi l’informité des ténèbres appartient au ciel qui est ce qu’il y a de plus élevé, parce que c’est du ciel que vient la lumière. L’informité de l’eau qui tient le milieu entre le ciel et la terre est désignée sous le nom d’abîme, parce que ce mot, comme le dit saint Augustin (Cont. Faust., liv. 22, chap. 11), désigne une vaste immensité d’eaux qui n’a point de mesure. Enfin l’informité de la terre est exprimée par ces paroles : la terre était nue ou invisible, parce qu’elle était couverte d’eau. Ainsi la formation du corps le plus élevé a eu lieu au premier jour. Et comme le temps suit le mouvement du ciel et qu’il a pour mesure le mouvement du corps le plus élevé, la formation de ce corps a établi la distinction du temps, c’est-à-dire la distinction du jour et de la nuit. Au second jour le corps intermédiaire, c’est-à-dire l’eau a été formée ; elle a reçu du firmament une distinction et un ordre (Le firmament a produit cette distinction en séparant les eaux des eaux, et l’ordre qu’il a établi résulte du rapport qu’il y a entre l’eau et l’air et les autres éléments.), et sous le nom d’eaux il faut comprendre d’autres choses, comme nous l’avons dit (quest. préc., art. 3). Enfin au troisième jour le dernier corps, c’est-à-dire la terre a été formée, par là même qu’elle n’a plus été couverte d’eaux. Car alors la terre se trouva séparée de la mer. C’est pourquoi après avoir exprimé l’informité de la terre en disant qu’elle était invisible ou vide, l’Ecriture a employé une expression très convenable pour rendre sa formation en disant : que l’aride apparut.

 

Article 2 : Etait-il convenable que la production des plantes fut placée au troisième jour ?

 

          Objection N°1. Il semble que la production des plantes ait été mal placée au troisième jour. Car les plantes ont la vie comme les animaux. Or, on ne place pas la création des animaux parmi les œuvres de distinction, mais on en fait une œuvre d’ornement. Donc on n’aurait pas dû placer au troisième jour la production des plantes qui appartient aux œuvres de distinction.

          Réponse à l’objection N°1 : La vie dans les plantes est occulte parce qu’elles n’ont ni le mouvement local, ni le sentiment qui servent à distinguer l’être animé de celui qui ne l’est pas. C’est pourquoi, comme elles sont inhérentes à la terre d’une manière fixe, elles ont été produites au jour où la terre a été formée.

 

          Objection N°2. Ce qui se rattache à la malédiction de la terre n’aurait pas dû être rappelé avec sa formation. Or, la production de certaines plantes est l’effet de la malédiction de la terre, d’après ces paroles de la Genèse (3, 17) : Que la terre soit maudite et qu’elle ne produise pour toi que des épines et des ronces. Donc la production des plantes n’aurait pas dû, en général, être rapportée au troisième jour où il s’agit de la formation de la terre.

          Réponse à l’objection N°2 : Avant cette malédiction les épines et les ronces existaient réellement ou virtuellement. Mais elles n’avaient pas été produites pour le châtiment de l’homme, c’est-à-dire que la terre qu’il cultivait pour se nourrir ne produisait pas alors des choses inutiles et même nuisibles. C’est pourquoi il est dit : Elle produira pour toi.

 

          Objection N°3. Comme les plantes adhèrent à la terre, de même les pierres et les métaux. Cependant il n’est fait mention ni des pierres ni des métaux dans la formation de la terre. Donc les plantes n’ont pas dû être produites au troisième jour.

          Réponse à l’objection N°3 : Moïse n’a parlé que des choses qui tombaient sous le sens du vulgaire, comme nous l’avons dit (quest. 67, art. 4). Il a donc pu passer sous silence les minéraux qui se forment secrètement dans les entrailles de la terre. — Au reste, ils ne sont pas évidemment différents de la terre elle-même, puisque ce ne sont que des espèces de terres. C’est pourquoi l’écrivain sacré n’en a rien dit.

 

          Mais c’est le contraire. Car il est dit dans la Genèse (1, 12) : La terre produisit une herbe verdoyante, et l’écrivain sacré ajoute : Du soir et du matin fut fait le troisième jour.

 

          Conclusion La production des plantes faisant partie de la formation de la terre par là même qu’elles sont attachées au sol d’une manière fixe, il était convenable qu’elles fussent créées le même jour où la terre fut formée, c’est-à-dire le troisième jour, comme les Ecritures le rapportent.

          Il faut répondre que, comme nous l’avons dit (art. préc), l’informité de la terre disparut au troisième jour. Or, la terre avait une double informité. D’abord elle était invisible, ce qui provient de ce qu’elle était couverte d’eaux ; ensuite elle était vide ou privée d’ornements, c’est-à-dire elle n’avait pas l’éclat qu’elle aurait dû avoir et dont elle brille quand elle est enrichie de plantes qui lui servent en quelque sorte de vêtement. Ces deux sortes d’informité ont dû disparaître au troisième jour. La première n’a plus existé aussitôt que les eaux ont été rassemblées dans un même lieu et que l’aride s’est montré. La seconde a été détruite par l’herbe verdoyante que la terre a poussée. Cependant à l’égard de la production des plantes saint Augustin n’est pas du même sentiment que les autres Pères. Ces derniers enseignent que les plantes ont été produites immédiatement selon leurs espèces dans le troisième jour, comme le sens littéral de la Genèse semble l’indiquer. Mais saint Augustin prétend (Sup. Gen. ad litt., liv. 8, chap. 3, et liv. 5, chap. 5) que dans ce moment la terre a seulement été désignée comme la cause productive de l’herbe et du bois, c’est-à-dire qu’elle a reçu la vertu de les produire, et il appuie son sentiment de l’autorité même de l’Ecriture. Car il est dit dans la Genèse (2, 4) : Telle a été l’origine du ciel et de la terre, et c’est ainsi qu’ils furent créés au jour que le Seigneur Dieu fit l’un et l’autre et qu’il créa toutes les plantes des champs, avant qu’elles fussent sorties de la terre, et toutes les herbes de la campagne avant qu’elles eussent poussé. Avant que les plantes ne parussent sur la terre, la terre avait donc reçu le pouvoir de les produire ; elles étaient donc en elle comme l’effet dans sa cause. C’est d’ailleurs une chose qu’on peut établir par la raison. Dieu dans les premiers jours donna aux créatures leur dignité et les éleva à la dignité de causes, puis il se reposa. Il ne cessa cependant pas d’administrer par sa providence le monde qu’il avait créé, mais son action ne se manifesta plus que par le soin qu’il prit de propager tous les êtres. Or, la production réelle des plantes est une œuvre de propagation. Il n’a donc pas dû les faire réellement sortir de terre au troisième jour ; il se borna seulement alors à donner à la terre la fécondité qui devait les faire naître. — Dans le sentiment des autres Pères, on peut dire que la première production des espèces appartient à l’œuvre des six jours, mais que leur reproduction, c’est-à-dire la génération d’espèces semblables par des espèces préalablement existantes, ne regarde plus la création, mais l’administration de l’univers. Ainsi ces paroles de l’Ecriture avant qu’elles sortissent de terre, avant qu’elles germassent, peuvent signifier avant que les espèces semblables ne produisissent leurs semblables, comme nous voyons que cela se fait aujourd’hui naturellement au moyen de la semence. C’est pour cela que l’Ecriture dit expressément que la terre pousse une herbe verdoyante et qui porte semence ; ce qui prouve que les espèces des plantes ont été produites dans toute leur perfection, et que c’est d’elles que sont sorties les semences qui les ont perpétuées. Peu importe d’ailleurs où soit la vertu reproductive de la plante, qu’elle soit à la racine, à la tige ou dans les fruits, ceci ne fait rien à la question (Saint Thomas ne se prononce pas entre ces deux sentiments, mais il est à remarquer que pour lui l’autorité seule de saint Augustin pèse autant dans la balance que celle de tous les autres Pères.).

 

Copyleft. Traduction de l’abbé Claude-Joseph Drioux et de JesusMarie.com qui autorise toute personne à copier et à rediffuser par tous moyens cette traduction française. La Somme Théologique de Saint Thomas latin-français en regard avec des notes théologiques, historiques et philologiques, par l’abbé Drioux, chanoine honoraire de Langres, docteur en théologie, à Paris, Librairie Ecclésiastique et Classique d’Eugène Belin, 52, rue de Vaugirard. 1853-1856, 15 vol. in-8°. Ouvrage honoré des encouragements du père Lacordaire o.p. Si par erreur, malgré nos vérifications, il s’était glissé dans ce fichier des phrases non issues de la traduction de l’abbé Drioux ou de la nouvelle traduction effectuée par JesusMarie.com, et relevant du droit d’auteur, merci de nous en informer immédiatement, avec l’email figurant sur la page d’accueil de JesusMarie.com, pour que nous puissions les retirer. JesusMarie.com accorde la plus grande importance au respect de la propriété littéraire et au respect de la loi en général. Aucune évangélisation catholique ne peut être surnaturellement féconde sans respect de la morale catholique et des lois justes.