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Arguments contre les Sédévacantistes

Au nom de l'indéfectibilité de l'église, les sédévacantistes estiment que l'église catholique romaine peut être privée de papes durant plus de 50 ans ? (depuis la mort de Pie XII en 1958) Ce qui est une sottise. Dieu ne peut pas permettre que son Eglise soit privée de guide aussi longtemps. Il est encore moins possible que le Seigneur permette que son Eglise hiérarchique et enseignante puisse par son pape et ses évêques enseigner des hérésies.



Jusqu'où ira l'abaissement de l'église catholique romaine à la fin du monde ?

Certains sédévacantistes font un parallèle entre la mort de notre Dieu Jésus et la mort de l'église. Or justement, Jésus est mort mais il n'a pas enseigné une doctrine inverse de celle qu'il avait toujours enseignée. Jésus est mort mais il n'a jamais péché ni incité les autres à pécher.

Peut-être que Satan aura le pouvoir de supprimer physiquement l'église enseignante mais il est contraire à la foi de l'église de croire que l'église enseignante enseignera un jour les doctrines de l'enfer car les portes de l'enfer ne prévaleront jamais sur elle. Satan a pu tuer Jésus mais il n'a jamais pu le faire pécher.

Or si des papes et tous les évêques, durant plus de 50 ans pouvaient se mettre à enseigner des hérésies, les humbles et les simples se feraient prendre dans leurs filets, dans leurs hérésies ; ceci est impossible. Si jamais cela faisait partie du dépôt révélé qu'un jour, le berger du troupeau puisse se transformer en loup sanguinaire, le magistère aurait prévenu les fidèles en leur disant : suivez ce guide, cet évêque de Rome, suivez tout le collège des apôtres, mais sachez qu'il y aura un temps où ils vous verseront le poison de l'enfer à la place de la doctrine de l'Esprit Saint. Tous les documents officiels de l'Eglise Catholique enseignent au contraire que Satan ne prendra jamais les commandes de l'Eglise.

Dans l'acte de foi, on professe un Dieu qui ne peut ni se tromper, ni nous tromper,

on ne proclame pas un Dieu qui ne peut pas nous tromper « sauf à la fin du monde », l'église est donnée pour guider les petits et les simples, non les savants et les forts.

Il est possible qu'à la fin du monde, une persécution violente assassine les évêques et le pape, il est peut-être possible que l'église enseignante soit rayée de la surface de la terre par suite des multiples assassinats.

Ceci est différent de la continuité actuelle, apparente, visible et réelle de l'église enseignante : la visibilité de l'église impose qu'il soit visible par tous, y compris par les plus simples, que le pape et les évêques ne sont plus là.





Le Sédévacantisme déjà condamné par Pie IX :

  C’est ce qui ressort clairement de l’encyclique Etsi multa luctuosa de S.S. Pie IX, en date du 21 novembre 1873, portant condamnation des erreurs des vieux-catholiques.

  « ... Puisqu’ils [les vieux catholiques] cherchent à prendre au piège le Pontife romain et les évêques, successeurs de Saint Pierre et des Apôtres et à ruiner la réalité du pouvoir de juridiction en le transférant au peuple ou, comme ils disent, à la communauté;
puisqu’ils rejettent et attaquent obstinément
        le magistère infaillible du Pontife romain d’une part,
        [le magistère infaillible] de toute l’Église enseignante d’autre part;
et puisqu’ils affirment avec une audace incroyable,
et en cela ils pèchent contre l’Esprit-Saint
                  promis par le Christ à son Église pour qu’il demeure toujours en elle,
que le Pontife romain
ainsi que tous les évêques,
                      les prêtres,
                      les peuples unis à lui dans une même communion,
     sont tombés dans l’hérésie quand ils ont ratifié et reconnu publiquement les définitions du Concile œcuménique du Vatican : c’est donc l’indéfectibilité même de l’Église qu’ils nient de la sorte et ils blasphèment lorsqu’ils proclament son anéantissement dans le monde entier pour en déduire que sa tête visible et ses évêques lui ont manqué;
ils peuvent ainsi prétendre que la nécessité s’est imposée à eux d’instaurer un épiscopat légitime en la personne de leur pseudo-évêque, lequel, pour s’être élevé dans la hiérarchie sans passer par la porte mais en empruntant une autre voie tel un voleur et un brigand, appelle sur sa propre tête la condamnation du Christ... »    Pie IX, encyclique Etsi multa luctuosa
 

Les sédévacantistes sont des ex-catholiques romains professant qu'il n'y a plus de pape légitime et plus d'évêques catholiques parce que les papes (Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II, Benoit XVI) et tous les évêques se seraient mis à professer des hérésies déja condamnées par le magistère de l'Eglise.

Cette apostasie se serait opérée par l'assentiment (de foi divine) donné aux documents du dernier concile oecuménique : le concile Vatican II.

Selon eux, les évêques ordonnés sous Pie XII ou avant, entrent dans la basilique Saint Pierre, lieu de réunion du concile Vatican II en étant vrais évêques catholiques romains, ils votent la Déclaration Dignitatis Humanae (décembre 1965) et le jour même du vote, ils ressortent de la basilique Saint Pierre, en apostats de la foi catholique puisqu'ils se seraient mis, subitement, ce jour là à adhérer à l'hérésie condamnée.
 

Questions adressées aux sédévacantistes :

Dans quel document du magistère de l'Eglise catholique est-il enseigné que l'Eglise hiérarchique (l'ensemble de tous les évêques de la planète unis et soumis au saint Père) va apostasier la vraie foi catholique à une certaine époque ?
Dans quel document, le magistère de l'Eglise enseigne-t-il que l'abomination de la désolation, ou l'abomination dans le temple saint de Dieu, dont parle la Bible, est l'apostasie de tous les évêques catholiques, l'évêque de Rome étant inclu ?

[pour les deux questions, il s'agit de donner des documents officiels du magistère de l'Eglise et non des citations de pères ou docteurs de l'Eglise, de Docteur, ou de théologiens qui ne peuvent pas contredire ce que la théologie catholique a toujours enseigné sur l'unité, la sainteté, la catholicité, l'apostolicité, la visibilité  et l'indéfectibilité de l'Eglise Catholique Romaine.]
 
 

Objection : La foi catholique enseigne que l'Eglise Catholique Romaine est indéfectible.

Pour les sédévacantistes, tous les évêques nommés sous Pie XII et avant Pie XII étaient de vrais évêques catholiques et ensuite en 1962-1965, ils ont apostasié la foi catholique en donnant leur assentiment aux textes du concile Vatican II, lesquels, selon les sédévacantistes, contiennent des "hérésies" soit-disant "évidentes".

Quand on donne publiquement son assentiment à une hérésie évidente, hérésie déjà plusieurs fois condamnée par la Sainte Eglise catholique, on perd la foi en totalité, et si l'on adhère à cette hérésie,  on apostasie la foi catholique romaine.

Les sédévacantistes pensent donc que depuis 1965 (décembre 1965 = cloture du concile Vatican II) il ne restait que Mgr lefebvre et Mgr de Castro Mayer à avoir la foi catholique.

Où est-il enseigné [dans les documents officiels du magistère] que l'église enseignante (= tous les évêques) vont apostasier la foi catholique ?

Même durant la crise arienne, une partie très importante des évêques gardèrent la vraie foi catholique et croyaient que Jésus était vrai Dieu et vrai homme et non pas seulement un homme.

La foi catholique enseigne que l'Eglise Catholique Romaine est divine, qu'elle est indéfectible.
 
 

Des versets de l'Ecriture indiquent la survenue de l'abomination de la désolation dans le temple saint.
Mais dans quels document du magistère est-il enseigné que cette abomination dans le temple saint est la défaite de l'église catholique romaine ?
Où est-il enseigné que l'on peut suivre l'église et sa hiérarchie enseignante (= tous les évêques catholiques du monde unis au pape) pour toute l'histoire de l'humanité sauf pour une période non déterminée ?

La théologie catholique n'a jamais enseigné que l'église allait connaitre la défaite et se transformer en prédicateur de l'erreur pour les hommes de bonne volonté durant une période de son histoire.

L'église catholique romaine est divine : elle est l'oeuvre de la sainte Trinité, elle est habitée par la Sainte Trinité et dirigée par Elle. Satan n'arrivera jamais à en prendre le contrôle (pape + collège de tous les évêques) malgré le fait que l'immense majorité de ses membres soit composée de pécheurs.
 

Voir des documents qui ont la confiance des sédévacantistes :
Les décrets des conciles oecuméniques.
Le catéchisme de saint Pie X
Le catéchisme du Concile de Trente dont le véritable nom est Catéchisme Romain.
le Grand Catéchisme de saint Pierre Canisius.
 
 
 

Une crise est possible, pas la chute de tous les évêques avec le pape

Il est possible que l'Eglise catholique connaisse une crise très grave comme lorsqu'il y eut plusieurs papes en même temps avec les papes d'Avignon ou lorsque de nombreux évêques furent ariens.
Mais dans le cas actuel, il n'y a pas de division mondiale évêques contre évêques au nom de la vraie foi, tous les évêques catholiques romains reçoivent les textes de Vatican II et leur donnent une interprétation conforme à la Tradition si certaines expressions peuvent sembler nouvelles ou contredisant le magistère antérieur de l'Eglise.

Certains comme saint Robert Bellarmin, estiment possible que ponctuellement un pape adhèrent à l'hérésie, cela sembla être le cas avec le pape Libère lors de la crise arienne, mais justement, il n'est jamais arrivé que le pape sombre en même temps que tous les évêques de la planète (= l'église hiérarchique).
 

Les sédévacantistes devraient se dire :
tel texte me semble hérétique mais comme il est professé par le pape et tous les évêques c'est que je dois me tromper et que le vrai sens de ce texte est à trouver dans le magistère de l'église.

Tout texte ambigu trouve son sens réel dans la théologie catholique antèrieure.

Exemple : au XIXème siècle, les papes condamnent la liberté de faire n'importe
quoi (liberté absolue de conscience),
au XXème, Vatican II loue la liberté d'obéir à sa conscience (liberté religieuse), tout en ajoutant que la conscience a le devoir de se former et d'adhérer à la vérité quand elle l'a découverte.
Dignitatis Humanae ne dit pas le contraire de Quanta Cura ou du syllabus.

Autre objection : Au Portugal, le dogme de la foi sera préservé

A Fatima, la Vierge Marie dira : Au Portugal, le dogme de la foi sera préservé (c'est la première phrase du 3ème secret de Fatima). [Le dogme de la foi = la foi dogmatique = la partie plus essentielle, le coeur de la foi]

Or l'église du Portugal n'affiche aucune différence substantielle avec les églises catholiques des autres pays de la planète. On ne peut pas dire que les évêques portugais aient dénoncé telle ou telle erreur qui se serait glissée dans le concile Vatican II.

C'est donc que Notre Dame de Fatima enseigne que l'Eglise Catholique Romaine, présente au Portugal gardera toujours la vraie foi.

Les sédévacantistes qui citent au tout propos le secret de la Salette, seraient bien inspirés de se demander si Notre Dame de Fatima pouvait faire une telle déclaration la thèse sédévacantiste était vraie ?

Lors des apparitions à Sainte Catherine Labouré, rue du Bac, à Paris, la Sainte Vierge n'a pas non plus mis en garde contre une perte de la foi dans les congrégations fondées par saint Vincent de Paul, au contraire.

Autre Objection : les sédévacantistes citent souvent la phrase issue du
secret de la Salette: Rome perdra la foi, mais :
Rome ne désigne pas toute l'Eglise enseignante mais seulement le Saint Père,
or les sédévacantistes pensent que la quasi totalité des évêques catholiques a perdu la foi et les moeurs.
Certains grands théologiens (Saint Robert Bellarmin, Cajetan) estiment possible qu'un antipape occupe pour un temps court et limité (quelques années seulement) le saint Siège. Aucun théologien catholique enseigne la possibilité d'une succession de plusieurs anti-papes pour une durée de plus de 50 ans (Jean XXIII à Benoit XVI), croire cela est parfaitement anti-catholique, contraire à la foi catholique romaine.

D'autre part, les apparitions telles que La Salette, n'appartiennent pas au dépôt de la foi et il est contraire à la foi catholique, de leur donner l'importance que leur donnent les sédévacantistes.
On ne doit pas se conduire pour ce qui regarde le salut en se fondant sur des apparitions postérieures à la mort du dernier des 12 apôtres. Le faire est rompre avec les usages habituelles des catholiques depuis deux mille ans.
 

Les sédévacantistes refusent de croire à la stabilité de l'Eglise catholique romaine :

STABILITE DE L’EGLISE. – La stabilité invaincue de l’Eglise est énoncée par le concile du Vatican comme un motif puissant et perpétuel de sa crédibilité et un témoignage de sa mission divine. Const. De fide catholica, c. III, Denz-Bannw., n. 1794. Sans doute cette stabilité se confond, sur la plupart des points, avec d’autres propriétés de l’Eglise, notamment son unicité sa catholicité, son apostolicité. Cependant, il convient de s’y arrêter brièvement, pour marquer les deux aspects sous lesquels ces autres propriétés de l’Eglise du Christ prennent une valeur apologétique plus accentuée. C’est :
1° La stabilité historique.

Le Christ a fondé son Eglise et a dressé aux premiers pasteurs et fidèles cette promesse solennelle : « Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation du siècle. » Matth., XXVIII, 20. Il ne s’agit pas de constater simplement dans l’Eglise une continuité de fait et pour ainsi dire toute matérielle ; mais on doit y trouver une continuité formelle, répondant, à tous les âges de l’Eglise, aux intentions de son divin fondateur.
L’apologète qui s’emparera de cette donnée de stabilité historique, mettra en relief ses trois aspects principaux :
 

1. Premier aspect : continuité de l’Eglise considérée dans sa constitution même. Ni les persécutions, ni les changements politiques, ni l’ingérence abusive du pouvoir civil, ni à certaines époques l’inconduite de chefs spirituels amenés au sacerdoce sans vocation et par l’esprit de lucre ou le désir des honneurs, ni même l’épreuve périlleuse des schismes, n’ont pu exercer d’influence délétère compromettant la constitution même donnée par le Christ à son Eglise.
2. Deuxième aspect : continuité de l’Eglise considérée dans la succession même de ses chefs, et principalement de l’évêque de Rome, souverain pontife dans l’Eglise. C’est considéré sous cet aspect que l’argument de l’apostolicité de l’Eglise prend toute sa valeur.
3. Enfin, Troisième aspect : nonobstant cette continuité ou plutôt même à cause d’elle, affirmation d’un progrès normal répondant aux exigences de la croissance continue d’une société dont le rôle doit être universel dans le temps comme dans l’espace. Ainsi, sans compromettre aucun élément essentiel de sa constitution et de son gouvernement, l’Eglise a su s’adapter aux conditions successives et parfois bien différentes qu’imposaient à son action les modifications profondes de l’ordre politique ou social. Bien plus, en elle-même, elle s’est développée et a perfectionné sa constitution et son gouvernement dans un sens qui répond aux volontés du Christ. On trouvera ici [aussi] à l’article PAPE [du Dictionnaire de Théologie Catholique] une démonstration frappante de cette stabilité dans un progrès continu.
 

2° La stabilité doctrinale.« Allez, enseignez toutes les nations…, leur apprenant ainsi à garder tout ce que je vous ai commandé. » Matth., XXVIII, 19-20. Cette stabilité doctrinale est peut-être plus remarquable encore que la stabilité historique. Elle comporte, de la part de l’Eglise, un triple rôle, humainement impossible à tenir.
 

1. En premier lieu, l’Eglise a dû maintenir intact le dépôt sacré des vérités révélées qui lui a été confié. Or, une telle conservation, en des matières où souvent l’intelligence humaine ne peut être fixée par l’évidence de la vérité, est déjà par elle-même un fait extraordinaire qu’on ne saurait expliquer sans une assistance spéciale de Dieu.
 

2. En second lieu, l’Eglise a dû maintenir intact ce dépôt en préservant des adultérations nombreuses et incessantes que l’esprit humain, en quête d’explications nouvelles, a voulu, et souvent de la meilleure foi du monde, y faire pénétrer. Les hérésies des IVe et Ve siècles contre les dogmes de la Trinité et de l’incarnation ont été des épreuves plus redoutables que les sanglantes persécutions des âges précédents. Et il a fallu, non seulement pour résister à l’esprit d’erreur, mais encore pour formuler la vérité en face des hérétiques, une assistance tout aussi extraordinaire.
 

3. Enfin, l’Eglise a su maintenir le dépôt de la foi, tout en dirigeant le progrès qui devait naturellement s’affirmer. Sa stabilité doctrinale comportait cette délicate adaptation du maintien intégral de la foi aux légitimes évolutions d’une pensée, substantiellement fidèle aux enseignements du Christ, mais cherchant à en pénétrer de plus en plus les richesses insoupçonnées, à la fois dans l’ordre de la spéculation et dans l’ordre des applications pratiques à la vie et à la piété chrétiennes.
Cette stabilité de l’Eglise, à la fois historique et doctrinale, est un aspect de son indéfectibilité, étudiée à l’article EGLISE, [du Dictionnaire de Théologie Catholique] t. IV, col. 2145-2150.

cf. Article Stabilité de l'Abbé A. MICHEL., dans le Dictionnaire de Théologie Catholique, Paris, éditions Letouzey et Ané, 87, Bd Raspail, 1941, Tome XIV, col.2554-256.
 

Autre objection : Les sédévacantistes ne sont pas d'accord entre eux.

Les sédévacantistes prétendent que les hérésies, soit disant enseignées par le concile Vatican II, sont des hérésies évidentes or les différentes courants sédévacantistes ne sont pas d'accord entre eux dans la définition  des dites hérésies.
Ces groupuscules se font d'ailleurs une guerre acharnée et se traitent mutuellement d'hérétiques.
On se trouve très loins de l'évidence qu'ils invoquent.

les sedevacantistes ne sont pas d'accord sur l'hérésie formelle soit disant diagnostiquée dans le texte
de Vatican II sur la liberté religieuse.

Ils prétendent y trouver une hérésie mais pas la même, ils ne donnent pas la même définition à cette pseudo-hérésie soit-disant enseignée par la déclaration Dignitatis Humanae,
preuve qu'aucune certitude ne peut être trouvée en cette matière.

En l'absence de certitude, il faut choisir le plus sur: tenir que la déclaration conciliaire sur la liberté
religieuse peut être interprétée dans un sens catholique fidèle à la tradition de l'église catholique
romaine.

Il s'agit du salut éternel, en cette matière, on se doit de choisir le plus sur; et face à des sédévacantistes qui ne  trouvent pas dans le texte conciliaire la même hérésie formelle, on ne peut
qu'opposer un refus de partager leur point de vue.

Si la liberté religieuse du concile Vatican II était hérétique, des théologiens et des évêques auraient
fait immédiatement le diagnostic et ils seraient au moins représentatifs d'un accord entre eux pour y
dénoncer la même hérésie formelle.

Ce qui a fait se dresser Mgr Marcel Lefebvre, ce n'est pas la liberté religieuse tout d'abord, mais les
abus liturgiques,
ce n'est qu'ensuite qu'il a estimé que la source de tout le mal venait de la déclaration conciliaire sur la
liberté religieuse et ensuite celle-ci
enfanta l'oecuménisme et la collégialité.

Au sein de la mouvance sédévacantiste, non seulement ils ne discernent pas le même poison (la
même hérésie formelle) mais en plus certains finissent pas discerner un texte vraiment catholique
alors qu'ils pensaient y avoir lu une hérésie : c'est le cas des dominicains traditionnalistes de
Chéméré (Fraternité Saint Vincent Ferrier, située en Mayenne, France, Europe)  ou de l'abbé Bernard LUCIEN, théologien et professeur de théologie notamment au séminaire international de la Fraternité Saint Pierre.

Face à un texte que l'on pense ambigu, l'attitude catholique  consiste à l'interpréter dans un sens catholique.

le génie de l'église catholique est de s'adapter aux mutations de civilisation tout en préservant le
dépôt divin de la Révélation.

à chaque fois que cela se produit une frange du troupeau crie à la trahison et reste dans son coin
(schisme) refusant d'appliquer les nouvelles modalités de la même vérité éternelle.

Benoit XVI est vrai pape, vraiment catholique.
 

Est-ce que l'abomination de la désolation dans le temple saint de Dieu pourrait être la chute de l'ensemble de l'Eglise hiérarchique dans la profession de l'hérésie ?
Nous ne le pensons pas parce que si ce passage signifiait qu'un jour l'Eglise hiérarchique (l'ensemble de tous les évêques catholique, pape y compris) devrait sombrer et proposer aux hommes de bonne volonté, les enseignements de Satan, l'Eglise nous aurait prévenu dans les documents officiels de son magistère (décrets de conciles, Catéchisme Romain, actes de papes, ...) or, on ne trouve rien de tel dans l'enseignement officiel de l'église catholique romaine.

    Au contraire, il est clairement enseigné que, l'Eglise catholique romaine est infaillible, invincible, et stable [sur la foi en la stabilité de l'Eglise catholique romaine, voir, plus haut sur cette page html, l'article Stabilité, extrait du Dictionnaire de Théologie Catholique des éditions Letouzey et Ané]
    Il est clairement enseigné, notamment à Vatican I que l'Eglise catholique ne donnera jamais aux hommes, à la place des enseignements de Dieu, les enseignements de Satan

    Même s'il est possible qu'un pape tombe ponctuellement dans l'erreur, Jésus qui a dit à ses apôtres :
"qui vous écoute, m'écoute" n'a pas dit "qui écoute Pierre, m'écoute".
Jésus a promis l'invincibilité non seulement à l'évêque de Rome, successeur de saint Pierre, mais à tous les évêques ensembles : "je suis avec vous jusqu'à la fin des temps". Jésus aurait pu dire : "je suis avec Pierre jusqu'à la fin des temps", mais il a précisé qu'il soutenait et était présent auprès de tout le collèges des apôtres, pas seulement auprès de saint Pierre.
 

Il n'est pas conforme à la foi catholique de penser que tous les évêques catholiques rentrent saint dans la basilique saint Pierre pour les réunions du concile Vatican II et en ressortent hérétiques pour avoir proposé aux hommes de bonne volonté des textes contraires à la foi catholique. Une telle chute globale, du pape et de tout le collège épiscopale est contraire au dogme de l'indéfectibilité de l'église catholique romaine.
 

    Les doctrines proposées dans les conciles oecuméniques, conciles ratifiés par le pape, ne peuvent pas contenir d'hérésie. Les évêques de la planète ne peuvent pas, à un moment précis, tous professer une hérésie. cela n'a jamais eu lieu et cela n'arrivera jamais.

    La preuve de cette impossibilité est double :
    - historiquement, cela ne s'est jamais produit
    - les documents officiels de l'église catholique romaine affirment qu'il faut être soumis à l'église hiérarchique toujours et partout, il n'est pas enseigné qu'il se produira à un moment de l'histoire de l'Eglise, une prise de controle de l'église par Satan, qui pendant un temps limité pourra enseigner une hérésie, c'est à dire une erreur sur la foi ou les moeurs.



PS : L'abbé Vincent-Marie Zins (diacre ordonné par Mgr Lefebvre) : «  nous a fait savoir que cette affirmation : “L'abbé Zins propose le primat de la déduction personnelle, une variante du libre examen des protestants : on doit décider de son salut, en suivant en premier, ses propres réflexions, même si leurs conclusions sont en contradiction avec l'enseignement du magistère de l’Église.” est à l’exact opposé de sa propre démarche  (…) » [L'abbé Zins pense que nous sommes hérétiques et qu'il professe au contraire la foi catholique la plus pure...]
« Il la tient donc pour gravement calomniatrice. »
De même pour celle-ci : “
Concrètement, l'abbé Zins enseigne [dans ses livres et dans sa revue] qu'il faut faire prévaloir son analyse personnelle sur les documents officiels de l’Église Romaine”, il déclare qu’elle s’oppose d’autant plus à sa démarche que c’est en raison de la définition de l’infaillibilité pontificale d’une part, et de l’opposition qu’il juge inconciliable entre la condamnation solennelle par Pie IX de la liberté religieuse comme contraire à la Révélation et sa “définition dans l’Esprit Saint” par Paul VI comme conforme à la Révélation, qu’il estime que, ni l’Esprit-Saint ni la Sainte Église guidée par Lui ne pouvant se contredire, il découle de ce dogme de foi que Paul VI ne pouvait pas être un Pape légitime en prétendant définir ce que le Pape Pie IX a solennellement condamné. »

[Au nom de l'indéfectibilité de l'église, les sédévacantistes estiment que l'église catholique romaine peut être privée de papes durant plus de 50 ans ? (depuis la mort de Pie XII en 1958) Cela nous semble une sottise et une hérésie].

« Enfin, il nous affirme que l’ensemble de l’Episcopat n’est infaillible qu’en communion avec et sous un Pape légitime, et donne pour exemple divers conciles généraux dont seule la partie accréditée par le Pape est tenue telle ; et pas les points rejetés, ou non retenus par lui. Ainsi, notamment lors des Concile de Bâle et Constance."

[Les sédévacantistes pensent que tous les évêques étaient catholiques en entrant dans la basilique saint Pierre (en 1962) pour les réunions du concile Vatican II et qu'ils en sont tous ressortis hérétiques le 8 décembre 1965. Ce que nous nions, évidemment.

Ils réduisent le rôle du collège des apôtres à rien du tout, ils imaginent un fonctionnement de l'infaillibilité pontificale contraire à l'histoire de l'église]





10 novembre 2012.
JesusMarie.com