Arguments
contre les Sédévacantistes 
Au nom de l'indéfectibilité de l'église, les sédévacantistes estiment que l'église catholique romaine peut être privée de papes durant plus de 50 ans ? (depuis la mort de Pie XII en 1958) Ce qui est une sottise. Dieu ne peut pas permettre que son Eglise soit privée de guide aussi longtemps. Il est encore moins possible que le Seigneur permette que son Eglise hiérarchique et enseignante puisse par son pape et ses évêques enseigner des hérésies.
Jusqu'où ira l'abaissement de l'église catholique romaine à la fin du monde ?
Certains sédévacantistes font un parallèle entre la mort de notre Dieu Jésus et la mort de l'église. Or justement, Jésus est mort mais il n'a pas enseigné une doctrine inverse de celle qu'il avait toujours enseignée. Jésus est mort mais il n'a jamais péché ni incité les autres à pécher.
Peut-être que Satan aura le pouvoir de supprimer physiquement l'église enseignante mais il est contraire à la foi de l'église de croire que l'église enseignante enseignera un jour les doctrines de l'enfer car les portes de l'enfer ne prévaleront jamais sur elle. Satan a pu tuer Jésus mais il n'a jamais pu le faire pécher.
Or si des papes et tous les évêques, durant plus de 50 ans pouvaient se mettre à enseigner des hérésies, les humbles et les simples se feraient prendre dans leurs filets, dans leurs hérésies ; ceci est impossible. Si jamais cela faisait partie du dépôt révélé qu'un jour, le berger du troupeau puisse se transformer en loup sanguinaire, le magistère aurait prévenu les fidèles en leur disant : suivez ce guide, cet évêque de Rome, suivez tout le collège des apôtres, mais sachez qu'il y aura un temps où ils vous verseront le poison de l'enfer à la place de la doctrine de l'Esprit Saint. Tous les documents officiels de l'Eglise Catholique enseignent au contraire que Satan ne prendra jamais les commandes de l'Eglise.
Dans l'acte de foi, on professe un Dieu qui ne peut ni se tromper, ni nous tromper,
on ne proclame pas un Dieu qui ne peut pas nous tromper « sauf à la fin du monde », l'église est donnée pour guider les petits et les simples, non les savants et les forts.
Il est possible qu'à la fin du monde, une persécution violente assassine les évêques et le pape, il est peut-être possible que l'église enseignante soit rayée de la surface de la terre par suite des multiples assassinats.
Ceci est différent de la continuité actuelle, apparente, visible et réelle de l'église enseignante : la visibilité de l'église impose qu'il soit visible par tous, y compris par les plus simples, que le pape et les évêques ne sont plus là.
Le Sédévacantisme déjà condamné par Pie IX :
C’est ce qui ressort clairement de l’encyclique Etsi multa luctuosa de S.S. Pie IX, en date du 21 novembre 1873, portant condamnation des erreurs des vieux-catholiques.
« ...
Puisqu’ils [les vieux catholiques] cherchent à prendre au piège
le Pontife romain et les évêques, successeurs de Saint Pierre et
des Apôtres et à ruiner la réalité du pouvoir de juridiction en
le transférant au peuple ou, comme ils disent, à la communauté;
puisqu’ils rejettent et
attaquent obstinément
le magistère infaillible du
Pontife romain d’une part,
[le magistère infaillible] de
toute l’Église enseignante d’autre part;
et
puisqu’ils affirment
avec une audace incroyable,
et
en cela
ils pèchent contre l’Esprit-Saint
promis par le Christ à son
Église pour qu’il demeure toujours en elle,
que
le Pontife romain
ainsi
que tous les évêques,
les prêtres,
les peuples unis à lui dans
une même communion,
sont
tombés dans l’hérésie quand ils ont ratifié et reconnu
publiquement les définitions du Concile œcuménique du Vatican :
c’est
donc l’indéfectibilité même de l’Église qu’ils nient de
la sorte et ils blasphèment lorsqu’ils proclament son
anéantissement dans le monde entier pour en déduire que sa tête
visible et ses évêques lui ont manqué;
ils
peuvent ainsi prétendre que la nécessité s’est imposée à eux
d’instaurer un épiscopat légitime en la personne de leur
pseudo-évêque,
lequel, pour s’être élevé dans la hiérarchie sans passer par la
porte mais en empruntant une autre voie tel un voleur et un brigand,
appelle sur sa propre tête la condamnation du Christ... »
Pie IX, encyclique Etsi
multa luctuosa
Les sédévacantistes sont des ex-catholiques romains professant qu'il n'y a plus de pape légitime et plus d'évêques catholiques parce que les papes (Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II, Benoit XVI) et tous les évêques se seraient mis à professer des hérésies déja condamnées par le magistère de l'Eglise.
Cette apostasie se serait opérée par l'assentiment (de foi divine) donné aux documents du dernier concile oecuménique : le concile Vatican II.
Selon eux, les
évêques ordonnés sous Pie XII ou avant, entrent dans la basilique
Saint Pierre, lieu de réunion du concile Vatican II en étant vrais
évêques catholiques romains, ils votent la Déclaration Dignitatis
Humanae (décembre
1965) et le jour même du vote, ils ressortent de la basilique Saint
Pierre, en apostats de la foi catholique puisqu'ils se seraient mis,
subitement, ce jour là à adhérer à l'hérésie condamnée.
Questions adressées aux sédévacantistes :
Dans
quel document du magistère de l'Eglise catholique est-il enseigné
que l'Eglise hiérarchique (l'ensemble
de tous les évêques de la planète unis et soumis au saint Père)
va
apostasier la vraie foi catholique à une certaine époque ?
Dans
quel document, le magistère de l'Eglise enseigne-t-il que
l'abomination
de la désolation,
ou l'abomination
dans le temple saint de Dieu,
dont parle la Bible, est
l'apostasie de tous les évêques catholiques, l'évêque de Rome
étant inclu ?
[pour les deux
questions, il s'agit de donner des documents officiels du magistère
de l'Eglise et non des citations de pères ou docteurs de l'Eglise,
de Docteur, ou de théologiens qui ne peuvent pas contredire ce que
la théologie catholique a toujours enseigné sur l'unité, la
sainteté, la catholicité, l'apostolicité, la visibilité et
l'indéfectibilité de l'Eglise Catholique Romaine.]
Objection : La foi catholique enseigne que l'Eglise Catholique Romaine est indéfectible.
Pour les sédévacantistes, tous les évêques nommés sous Pie XII et avant Pie XII étaient de vrais évêques catholiques et ensuite en 1962-1965, ils ont apostasié la foi catholique en donnant leur assentiment aux textes du concile Vatican II, lesquels, selon les sédévacantistes, contiennent des "hérésies" soit-disant "évidentes".
Quand on donne publiquement son assentiment à une hérésie évidente, hérésie déjà plusieurs fois condamnée par la Sainte Eglise catholique, on perd la foi en totalité, et si l'on adhère à cette hérésie, on apostasie la foi catholique romaine.
Les sédévacantistes pensent donc que depuis 1965 (décembre 1965 = cloture du concile Vatican II) il ne restait que Mgr lefebvre et Mgr de Castro Mayer à avoir la foi catholique.
Où est-il enseigné [dans les documents officiels du magistère] que l'église enseignante (= tous les évêques) vont apostasier la foi catholique ?
Même durant la crise arienne, une partie très importante des évêques gardèrent la vraie foi catholique et croyaient que Jésus était vrai Dieu et vrai homme et non pas seulement un homme.
La foi catholique
enseigne que l'Eglise Catholique Romaine est divine, qu'elle est
indéfectible.
Des versets de
l'Ecriture indiquent la survenue de l'abomination
de la désolation dans le temple saint.
Mais dans quels document du
magistère est-il enseigné que cette abomination
dans le temple saint est
la défaite de l'église catholique romaine ?
Où
est-il enseigné que l'on peut suivre l'église et sa hiérarchie
enseignante (= tous les évêques catholiques du monde unis au pape)
pour toute l'histoire de l'humanité sauf
pour une période non
déterminée ?
La théologie catholique n'a jamais enseigné que l'église allait connaitre la défaite et se transformer en prédicateur de l'erreur pour les hommes de bonne volonté durant une période de son histoire.
L'église
catholique romaine est divine : elle est l'oeuvre de la sainte
Trinité, elle est habitée par la Sainte Trinité et dirigée par
Elle. Satan n'arrivera jamais à en prendre le contrôle (pape +
collège de tous les évêques) malgré le fait que l'immense
majorité de ses membres soit composée de pécheurs.
Voir des
documents qui ont la confiance des sédévacantistes :
Les
décrets des conciles oecuméniques.
Le
catéchisme de saint Pie X
Le
catéchisme du Concile de Trente dont le véritable nom est
Catéchisme Romain.
le Grand
Catéchisme de saint
Pierre Canisius.
Une crise est possible, pas la chute de tous les évêques avec le pape
Il est possible
que l'Eglise catholique connaisse une crise très grave comme
lorsqu'il y eut plusieurs papes en même temps avec les papes
d'Avignon ou lorsque de nombreux évêques furent ariens.
Mais dans le cas actuel, il
n'y a pas de division mondiale évêques contre évêques au nom de
la vraie foi, tous les évêques catholiques romains reçoivent les
textes de Vatican II et leur donnent une interprétation conforme à
la Tradition si certaines expressions peuvent sembler nouvelles ou
contredisant le magistère antérieur de l'Eglise.
Certains comme
saint Robert Bellarmin, estiment possible que ponctuellement un pape
adhèrent à l'hérésie, cela sembla être le cas avec le pape
Libère lors de la crise arienne, mais justement, il n'est jamais
arrivé que le pape sombre en même temps que tous les évêques de
la planète (= l'église hiérarchique).
Les
sédévacantistes devraient se dire :
tel texte me semble
hérétique mais comme il est professé par le pape et tous les
évêques c'est que je dois me tromper et que le vrai sens de ce
texte est à trouver dans le magistère de l'église.
Tout texte ambigu trouve son sens réel dans la théologie catholique antèrieure.
Exemple : au
XIXème siècle, les papes condamnent la liberté de faire n'importe
quoi (liberté absolue de
conscience),
au XXème,
Vatican II loue la liberté d'obéir à sa conscience (liberté
religieuse), tout en ajoutant que la conscience a le devoir de se
former et d'adhérer à la vérité quand elle l'a découverte.
Dignitatis Humanae
ne dit pas le contraire de Quanta
Cura ou du syllabus.
Autre objection : Au Portugal, le dogme de la foi sera préservé
A Fatima, la Vierge Marie dira : Au Portugal, le dogme de la foi sera préservé (c'est la première phrase du 3ème secret de Fatima). [Le dogme de la foi = la foi dogmatique = la partie plus essentielle, le coeur de la foi]
Or l'église du Portugal n'affiche aucune différence substantielle avec les églises catholiques des autres pays de la planète. On ne peut pas dire que les évêques portugais aient dénoncé telle ou telle erreur qui se serait glissée dans le concile Vatican II.
C'est donc que Notre Dame de Fatima enseigne que l'Eglise Catholique Romaine, présente au Portugal gardera toujours la vraie foi.
Les sédévacantistes qui citent au tout propos le secret de la Salette, seraient bien inspirés de se demander si Notre Dame de Fatima pouvait faire une telle déclaration la thèse sédévacantiste était vraie ?
Lors des apparitions à Sainte Catherine Labouré, rue du Bac, à Paris, la Sainte Vierge n'a pas non plus mis en garde contre une perte de la foi dans les congrégations fondées par saint Vincent de Paul, au contraire.
Autre
Objection : les sédévacantistes citent souvent la phrase issue du
secret de la Salette:
Rome perdra la foi,
mais :
Rome
ne désigne pas toute l'Eglise
enseignante mais seulement le Saint Père,
or
les sédévacantistes pensent que la quasi totalité des évêques
catholiques a perdu la foi et les moeurs.
Certains
grands théologiens (Saint Robert Bellarmin, Cajetan) estiment
possible qu'un antipape occupe pour un temps court et limité
(quelques années seulement) le saint Siège. Aucun théologien
catholique enseigne la possibilité d'une succession de plusieurs
anti-papes pour une durée de plus de 50 ans (Jean XXIII à Benoit
XVI), croire cela est parfaitement anti-catholique, contraire à la
foi catholique romaine.
D'autre part, les
apparitions telles que La Salette, n'appartiennent pas au dépôt de
la foi et il est contraire à la foi catholique, de leur donner
l'importance que leur donnent les sédévacantistes.
On
ne doit pas se conduire pour ce qui regarde le salut en se fondant
sur des apparitions postérieures à la mort du dernier des 12
apôtres. Le faire est rompre avec les usages habituelles des
catholiques depuis deux mille ans.
Les sédévacantistes refusent de croire à la stabilité de l'Eglise catholique romaine :
STABILITE DE
L’EGLISE. – La stabilité invaincue de l’Eglise est énoncée
par le concile du Vatican comme un motif puissant et perpétuel de sa
crédibilité et un témoignage de sa mission divine. Const. De fide
catholica, c. III, Denz-Bannw., n. 1794. Sans doute cette stabilité
se confond, sur la plupart des points, avec d’autres propriétés
de l’Eglise, notamment son unicité sa catholicité, son
apostolicité. Cependant, il convient de s’y arrêter brièvement,
pour marquer les deux aspects sous lesquels ces autres propriétés
de l’Eglise du Christ prennent une valeur apologétique plus
accentuée. C’est :
1°
La stabilité historique.
Le Christ a fondé
son Eglise et a dressé aux premiers pasteurs et fidèles cette
promesse solennelle : « Voici que je suis avec vous tous les jours
jusqu’à la consommation du siècle. » Matth., XXVIII, 20. Il ne
s’agit pas de constater simplement dans l’Eglise une continuité
de fait et pour ainsi dire toute matérielle ; mais on doit y trouver
une continuité formelle, répondant, à tous les âges de l’Eglise,
aux intentions de son divin fondateur.
L’apologète
qui s’emparera de cette donnée de stabilité historique, mettra en
relief ses trois aspects principaux :
1. Premier aspect
: continuité de
l’Eglise considérée dans sa constitution même.
Ni les persécutions, ni les changements politiques, ni l’ingérence
abusive du pouvoir civil, ni à certaines époques l’inconduite de
chefs spirituels amenés au sacerdoce sans vocation et par l’esprit
de lucre ou le désir des honneurs, ni même l’épreuve périlleuse
des schismes, n’ont pu exercer d’influence délétère
compromettant la constitution même donnée par le Christ à son
Eglise.
2. Deuxième
aspect : continuité de
l’Eglise considérée dans la succession même de ses chefs,
et principalement de l’évêque de Rome, souverain pontife dans
l’Eglise. C’est considéré sous cet aspect que l’argument de
l’apostolicité de l’Eglise prend toute sa valeur.
3.
Enfin, Troisième aspect : nonobstant cette continuité ou plutôt
même à cause d’elle, affirmation d’un
progrès normal
répondant aux exigences de la croissance
continue d’une société dont le rôle doit être universel
dans le temps comme dans
l’espace. Ainsi, sans compromettre aucun élément essentiel de sa
constitution et de son gouvernement, l’Eglise a su s’adapter aux
conditions successives et parfois bien différentes qu’imposaient à
son action les modifications profondes de l’ordre politique ou
social. Bien plus, en elle-même, elle s’est développée et a
perfectionné sa constitution et son gouvernement dans un sens qui
répond aux volontés du Christ. On trouvera ici [aussi] à l’article
PAPE [du Dictionnaire de Théologie Catholique] une démonstration
frappante de cette stabilité dans un progrès continu.
2°
La stabilité doctrinale. – «
Allez, enseignez toutes les nations…, leur apprenant ainsi à
garder tout ce que je vous ai commandé. » Matth., XXVIII, 19-20.
Cette stabilité doctrinale est peut-être plus remarquable encore
que la stabilité historique. Elle comporte, de la part de l’Eglise,
un triple rôle, humainement impossible à tenir.
1. En premier
lieu, l’Eglise a dû maintenir
intact le dépôt sacré des vérités révélées qui lui a été
confié. Or, une telle
conservation, en des matières où souvent l’intelligence humaine
ne peut être fixée par l’évidence de la vérité, est déjà par
elle-même un fait extraordinaire qu’on ne saurait expliquer sans
une assistance spéciale de Dieu.
2. En second
lieu, l’Eglise a dû maintenir
intact ce dépôt en préservant des adultérations nombreuses et
incessantes que l’esprit humain,
en quête d’explications nouvelles, a voulu, et souvent de la
meilleure foi du monde, y faire pénétrer. Les hérésies des IVe et
Ve siècles contre les dogmes de la Trinité et de l’incarnation
ont été des épreuves plus redoutables que les sanglantes
persécutions des âges précédents. Et il a fallu, non seulement
pour résister à l’esprit d’erreur, mais encore pour formuler la
vérité en face des hérétiques, une assistance tout aussi
extraordinaire.
3. Enfin,
l’Eglise a su maintenir
le dépôt de la foi, tout en dirigeant le progrès qui devait
naturellement s’affirmer.
Sa stabilité doctrinale comportait cette délicate adaptation du
maintien intégral de la foi aux légitimes évolutions d’une
pensée, substantiellement fidèle aux enseignements du Christ, mais
cherchant à en pénétrer de plus en plus les richesses
insoupçonnées, à la fois dans l’ordre de la spéculation et dans
l’ordre des applications pratiques à la vie et à la piété
chrétiennes.
Cette
stabilité de l’Eglise, à la fois historique et doctrinale, est un
aspect de son indéfectibilité, étudiée à l’article EGLISE, [du
Dictionnaire de Théologie Catholique] t. IV, col. 2145-2150.
cf. Article
Stabilité
de l'Abbé A. MICHEL., dans le
Dictionnaire de
Théologie Catholique, Paris,
éditions Letouzey et Ané, 87, Bd Raspail, 1941, Tome XIV,
col.2554-256.
Autre objection : Les sédévacantistes ne sont pas d'accord entre eux.
Les
sédévacantistes prétendent que les hérésies, soit disant
enseignées par le concile Vatican II, sont des hérésies évidentes
or les différentes courants
sédévacantistes ne sont pas d'accord entre eux dans la définition
des dites hérésies.
Ces
groupuscules se font d'ailleurs une guerre acharnée et se traitent
mutuellement d'hérétiques.
On
se trouve très loins de l'évidence
qu'ils invoquent.
les
sedevacantistes ne sont pas d'accord sur l'hérésie formelle soit
disant diagnostiquée dans le texte
de
Vatican II sur la liberté religieuse.
Ils prétendent y
trouver une hérésie mais pas la même, ils ne donnent pas la même
définition à cette pseudo-hérésie soit-disant enseignée par la
déclaration Dignitatis
Humanae,
preuve
qu'aucune certitude ne peut être trouvée en cette matière.
En l'absence de
certitude, il faut choisir le plus sur: tenir que la déclaration
conciliaire sur la liberté
religieuse
peut être interprétée dans un sens catholique fidèle à la
tradition de l'église catholique
romaine.
Il s'agit du
salut éternel, en cette matière, on se doit de choisir le plus sur;
et face à des sédévacantistes qui ne trouvent pas dans le
texte conciliaire la même hérésie formelle, on ne peut
qu'opposer un refus de
partager leur point de vue.
Si la liberté
religieuse du concile Vatican II était hérétique, des théologiens
et des évêques auraient
fait
immédiatement le diagnostic et ils seraient au moins représentatifs
d'un accord entre eux pour y
dénoncer
la même hérésie formelle.
Ce qui a fait se
dresser Mgr Marcel Lefebvre, ce n'est pas la liberté religieuse tout
d'abord, mais les
abus
liturgiques,
ce n'est
qu'ensuite qu'il a estimé que la source de tout le mal venait de la
déclaration conciliaire sur la
liberté
religieuse et ensuite celle-ci
enfanta
l'oecuménisme et la collégialité.
Au sein de la
mouvance sédévacantiste, non seulement ils ne discernent pas le
même poison (la
même
hérésie formelle) mais en plus certains finissent pas discerner un
texte vraiment catholique
alors
qu'ils pensaient y avoir lu une hérésie : c'est le cas des
dominicains traditionnalistes de
Chéméré
(Fraternité Saint Vincent Ferrier, située en Mayenne, France,
Europe) ou de l'abbé Bernard LUCIEN, théologien et professeur
de théologie notamment au séminaire international de la Fraternité
Saint Pierre.
Face à un texte que l'on pense ambigu, l'attitude catholique consiste à l'interpréter dans un sens catholique.
le génie de
l'église catholique est de s'adapter aux mutations de civilisation
tout en préservant le
dépôt
divin de la Révélation.
à chaque fois
que cela se produit une frange du troupeau crie à la trahison et
reste dans son coin
(schisme)
refusant d'appliquer les nouvelles modalités de la même vérité
éternelle.
Benoit XVI est
vrai pape, vraiment catholique.
Est-ce que
l'abomination de la
désolation dans le temple saint de Dieu pourrait
être la chute de l'ensemble de l'Eglise hiérarchique dans la
profession de l'hérésie ?
Nous
ne le pensons pas parce que si
ce passage signifiait qu'un jour l'Eglise hiérarchique (l'ensemble
de tous les évêques catholique, pape y compris) devrait sombrer et
proposer aux hommes de bonne volonté, les enseignements de Satan,
l'Eglise nous aurait prévenu dans les documents officiels de son
magistère (décrets de conciles, Catéchisme Romain, actes de papes,
...) or, on ne trouve rien de tel dans l'enseignement officiel de
l'église catholique romaine.
Au
contraire, il est clairement enseigné que, l'Eglise
catholique romaine est infaillible, invincible, et stable
[sur la foi en la stabilité de
l'Eglise catholique romaine, voir, plus haut sur cette page html,
l'article Stabilité,
extrait du Dictionnaire
de Théologie Catholique des
éditions Letouzey et Ané]
Il
est clairement enseigné, notamment à Vatican I que l'Eglise
catholique ne donnera jamais aux hommes, à la place des
enseignements de Dieu, les enseignements de Satan
Même
s'il est possible qu'un pape tombe ponctuellement dans l'erreur,
Jésus qui a dit à ses apôtres :
"qui
vous écoute, m'écoute" n'a pas dit "qui écoute Pierre,
m'écoute".
Jésus
a promis l'invincibilité non seulement à l'évêque de Rome,
successeur de saint Pierre, mais à tous les évêques ensembles :
"je suis avec vous jusqu'à la fin des temps". Jésus
aurait pu dire : "je suis avec Pierre jusqu'à la fin des
temps", mais il a précisé qu'il soutenait et était présent
auprès de tout le collèges des apôtres, pas seulement auprès de
saint Pierre.
Il n'est pas
conforme à la foi catholique de penser que tous les évêques
catholiques rentrent saint dans la basilique saint Pierre pour les
réunions du concile Vatican II et en ressortent hérétiques pour
avoir proposé aux hommes de bonne volonté des textes contraires à
la foi catholique. Une telle chute globale, du pape et de tout le
collège épiscopale est contraire au dogme de l'indéfectibilité de
l'église catholique romaine.
Les doctrines proposées dans les conciles oecuméniques, conciles ratifiés par le pape, ne peuvent pas contenir d'hérésie. Les évêques de la planète ne peuvent pas, à un moment précis, tous professer une hérésie. cela n'a jamais eu lieu et cela n'arrivera jamais.
La
preuve de cette impossibilité est double :
- historiquement, cela ne s'est
jamais produit
-
les documents officiels de l'église catholique romaine affirment
qu'il faut être soumis à l'église hiérarchique toujours et
partout, il n'est pas enseigné qu'il se produira à un moment de
l'histoire de l'Eglise, une prise de controle de l'église par Satan,
qui pendant un temps limité pourra enseigner une hérésie, c'est à
dire une erreur sur la foi ou les moeurs.
PS : L'abbé Vincent-Marie Zins (diacre ordonné
par Mgr Lefebvre) : « nous a fait savoir
que cette affirmation : “L'abbé
Zins propose le primat de la déduction personnelle, une variante du
libre examen des protestants : on doit décider de son salut, en
suivant en premier, ses propres réflexions, même si leurs
conclusions sont en contradiction avec l'enseignement du magistère
de l’Église.” est à l’exact
opposé de sa propre démarche (…)
» [L'abbé Zins pense que nous sommes hérétiques et qu'il
professe au contraire la foi catholique la plus pure...]
« Il
la tient donc pour gravement calomniatrice. »
De même pour
celle-ci : “Concrètement, l'abbé
Zins enseigne [dans ses livres et dans sa revue] qu'il faut faire
prévaloir son analyse personnelle sur les documents officiels de
l’Église Romaine”, il déclare
qu’elle s’oppose d’autant plus à sa démarche que c’est en
raison de la définition de l’infaillibilité pontificale d’une
part, et de l’opposition qu’il juge inconciliable entre la
condamnation solennelle par Pie IX de la liberté religieuse comme
contraire à la Révélation et sa “définition dans l’Esprit
Saint” par Paul VI comme conforme à la Révélation, qu’il
estime que, ni l’Esprit-Saint ni la Sainte Église guidée par Lui
ne pouvant se contredire, il découle de ce dogme de foi que Paul VI
ne pouvait pas être un Pape légitime en prétendant définir ce que
le Pape Pie IX a solennellement condamné. »
[Au nom de l'indéfectibilité de l'église, les
sédévacantistes estiment que l'église catholique romaine peut être
privée de papes durant plus de 50 ans ? (depuis la mort de Pie XII
en 1958) Cela nous semble une sottise et une hérésie].
« Enfin,
il nous affirme que l’ensemble de l’Episcopat n’est infaillible
qu’en communion avec et sous un Pape légitime, et donne pour
exemple divers conciles généraux dont seule la partie accréditée
par le Pape est tenue telle ; et pas les points rejetés, ou non
retenus par lui. Ainsi, notamment lors des Concile de Bâle et
Constance."
[Les sédévacantistes pensent que tous les évêques étaient catholiques en entrant dans la basilique saint Pierre (en 1962) pour les réunions du concile Vatican II et qu'ils en sont tous ressortis hérétiques le 8 décembre 1965. Ce que nous nions, évidemment.
Ils réduisent le rôle du collège des apôtres à rien du tout, ils imaginent un fonctionnement de l'infaillibilité pontificale contraire à l'histoire de l'église]
10 novembre 2012.
JesusMarie.com